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par Jacques Halbronn
La première mention d'un quatrain centurique avec ses coordonnées précises - numéro de centurie, numéro de quatrain - figure dans un texte dont la date figurant au titre est 1570. Et la première mention du texte en question daté de 1570 figure dans la Bibliothèque de Du Verdier, parue à Lyon en 1585. A l'article "Jean de Chevigni" (sic, pp. 672), nous lisons: "L'Androgin né à Paris, le 21 Juillet 1570, traduit du latin de Jean Daurat, avec quelques autres traductions, tant du Grec que du Latin, sur le même sujet, imprimé à Lyon, in 8°, par Michel Jove, 1570"
On a conservé cette édition,, notamment à la Bibliothèque de l'Arsenal, si ce n'est que le nom de Dorat y est écrit Iean Dorat et que l'on y trouve Androgyn et non Androgin. Quant au nom du traducteur, il figure uniquement à la fin de l'épître. On s'étonnera de ce que Du Verdier ne signale pas que l'Epître est dédiée à Larcher et ce d'autant que dans le même article il mentionne un "Hymne de l'Astrée, à Monsieur l'Archer (..) Imprimée par Benoist Rigaud, 1570, soit la même année que le dit Androgyn. C'est d'ailleurs, probablement ce texte qui a pu inspirer la contrefaçon.. Curieusement, Du Verdier, à l'article "Jean Dorat", ne signale pas ce texte dans la bibliographie assez fournie de Dorat, ce qui peut laisser entendre qu'il s'agit d'une nouveauté. Pourquoi donc en avoir crédité le seul Chevigny, qui n'est, somme toute, apparemment, que le traducteur? En fait, nous pensons que l'Androgyn n'est pas paru avant les années 1584-1585. Il sera repris d'ailleurs en 1586 dans les Poemata du dit Daurat ou Aurat Le fait que Du Verdier mentionne cette contrefaçon et avec un certain luxe de détails, puisque il le cite dans l'article Chevigni et non dans l'article Dorat, bien que le nom de Chevigny ne figure pas au titre. A moins, évidemment de supposer qu'une autre édition non conservée ne l'ait indiqué... Il est à noter que Du Verdier est aussi celui qui à l'article "Michel Nostradamus" indique "Plus
, dix Centuries de Prophéties, par Quatrains (...) impirmées à Lyon, par
Benoist Rigaud, 1568". La présentation est fort proche de celle signalant
l'Androgyn (cf supra). Nous n'avions pas jusques alors relevé la mention chez Du Verdier de l'Androgyn, ce qui montre que l'on n'épuise pas si vite l'intérêt de certains documents. Le doublet nous semble en effet fort édifiant: 1568, Benoist Rigaud, Dix Centuries, 1570, une épître signée Chevigny mentionnant un quatrain sous la forme correspondant exactement à la présentation canonique. Il est vrai que le nom de Dorat est lié à celui de Nostradamus. En 1584, François de La Croix du Maine, à l'article "Michel de Nostre-Dame", donc un an plus tôt, le rappelait: " "M. d'Aurat (...) lequel est si heureux truchement ou fidel (sic) interpréte des Quadrains & Prophéties dudit Nostradamus"; Et de poursuivre quelques lignes plus loin " Les Quadrains ou Prophéties du dit Nostradamus ont esté imprimés à Lyon l'an 1556 par Sixte Denyse & encore à Paris & autres lieux, à diverses années". Nous pensons ici de rien d'autres que des quatrains des almanachs suivis des présages mensuels, et ce sans rapport avec les Centuries. Il faut être obnubilé par les Centuries pour y lire autre chose. On notera la variante "Quadrains & Prophéties" et '"Quadrains ou Prophéties", au sein du même article. Il semblerait que Du Verdier ait également discouru sur le lien entre Nostradamus et Dorat mais nous n'avons pas retrouvé ce passage pourtant signalé par Robert Benazra qui donne la page 2575 [1] et que l'on trouve indiqué par Marty-Laveaux, dans son travail sur Dorat, et de là chez Jean Céard [2] . Ce passage est le suivant et ne diffère guère de l'article de La Croix du Maine: "Il faisoit cas des centuries de Nostradamus, contenant certaines propheties ausquelles il a donné des interprétations", il faut comprendre ici "prophétie" comme synonyme de quatrain car on ne commente pas une centurie entière. Ce qui est nouveau ici, c'est le mot "Centurie" qui place les quatrains dans un cadre qui n'est plus celui de l'almanach. Notons que dans un texte s'adressant, en latin, à Dorat, dans le Janus Gallicus; il est évoqué les quatrains "ex singulis tetrastichis".(p.31) et non les Centuries. Il nous semble que Dorat n'a pas commenté des quatrains centuriques mais bien des quatrains-présages mais que l'on a essayé, à un certain moment, de faire passer les uns pour les autres en reprenant notamment le mot "prophétie" qui vaut aussi bien pour les uns que pour les autres. Mais revenons sur le doublet Benoist Rigaud 1568- Michel Jove 1570, qui implique deux libraires ayant dans le passé publié dans le champ nostradamique [3] . Nous avons bien là le tout premier commentaire du premier canon centurique. Et de même que l'on a laissé passer deux ans entre 1568 et 1570, le commentaire doit suivre de peu une parution qu'il nous faut dater autour de 1584, après la parution de La Croix du Maine qui n'en dit mot, en cette année 1584 alors que Du Verdier nous fournit les dates précises de parution des Centuries et de leur commentaire doté de références en règle, et ce dix ans avant le Janus Gallicus - édité non plus par Chevigny mais par Chavigny - qui est aussi greffé sur la même édition ainsi d'ailleurs que sur les Présages. On notera en tout cas qu'il n'est pas question à ce stade d'une parution des Centuries du vivant de Nostradamus. Si Dorat est le commentateur des Prophéties parues "sous" Nostradamus) - d'où la date de 1556 qui figure chez La Croix du Maine - Chevigny, - ou plutôt le pseudo-Chevigny - quant à lui, commente une "prophétie" parue à la mort de Nostradamus. Curieusement, si on lit la Croix du Maine, on a droit au seul Nostradamus des Présages et si on lit Du Verdier au seul Nostradamus des Centuries..... Ce Chevigny dont le nom figure en bonne place dans l'opération "posthume" 1568-1570 a existé et confère un caractère d'authenticité à l'affaire. Comment se fait-il que dix ans plus tard, en 1594,; l'on débouche sur un Jean-Aimé de Chavigny, maître d'oeuve du Janus Gallicus? Curieusement, ce Chavigny ne revendique pas la traduction du texte de Dorat, il parle, dans son commentaire (p. 192) du quatrain en question, d'un certain personnage qui s'en est chargé et en lequel visiblement il ne se reconnaît pas. Il aurait été tellement plus simple que le dit Chavigny rappelât son travail de traduction et son Epître à Larcher, laquelle comportait le commentaire du dit quatrain. Il conviendrait toutefois de préciser que la présence de ce quatrain dans l'Epître de Chevigny à Larcher n'avait pas été signalée, sauf erreur, avant nous, ce qui empêchait de faire le rapprochement avec l'édition de 1568 dont elle reprenait le référencement des quatrains. Si Chomarat ne mentionne même pas ce texte dans sa Bibliographie Nostradamus,(1989), Robert Benazra, l'année suivante (1990) indique (pp. 95-96) certes que Chevigny y loue Dorat sans pour autant mentionner qu'il ait commenté Nostradamus. Benazra ne signale pas, pour autant, le quatrain sur l'Androgyn au sein de l'Epître. Quant à son préfacier, Jean Céard, il cite uniquement l'édition de 1586 des Poematia [4] reconnaissant (note 131) ne pas avoir pu consulter l'édition de 1570 de l'Androgyn. Ce point ne semble pas avoir été corrigé dans la réédition de sa thèse d'Etat, en 1996, laquelle traitait directement de ces questions et s'arrêtait longuement sur les contributions d'Arnaud Sorbin lequel avait bel et bien publié un Tractatus de Monstris en 1570, qui nous parait être une des sources de la contrefaçon répertoriée par Du Verdier en 1585. On dirait, en tout cas, que Chavigny débarque, qu'il ne maîtrise pas très bien les dossiers, d'où certaines bévues. A-t-il lu l'article "Chevigni" dans la Bibliothèque de Du Verdier? Ce serait surprenant puisque la traduction de l'Androgyn lui est attribuée noir sur blanc? A moins évidemment qu'il ne s'identifie nullement à ce Jean de Chevigny et qu'il entende marquer ses distances, ce qui exclurait par là même qu'il tentât de se faire passer pour lui. Ces observations ne vont pas dans le sens proposé par B; Chevignard, en ses divers articles selon lequel Chevigny et Chavigny ne feraient qu'un. D'ailleurs, nombreux furent les auteurs qui le distinguèrent. La dette de Chavigny envers Dorat est certainement beaucoup plus lourde et l'on peut supposer que les commentaires des 141 Présages se trouvant dans le Janus Gallicus ne doivent pas grand chose au dit Chavigny. Une fois de plus, force est de constater un certain manque de concertation entre ceux qui gravitent autour du corpus nostradamique. Il est assez patent que l'on aura essayé de faire de Jean de Chevigny un commentateur des Centuries au même titre que Dorat fut celui des Présages. Deux hypothèses s'offrent à nous: 1 Celui qui se fait appeler Jean-Aimé de Chavigny reprend à son compte l'entreprise, mais ignore qu'il y avait déjà une première tentative autour du secrétaire de Nostradamus. 2 L'on pourrait évidemment soutenir que Chavigny est le vrai Chevigny et qu'il nie tout rapport avec un pseudo-Chevigny qui aurait prétendu le remplacer.
Dans le dossier Chavigny, nous souhaiterions verser une pièce qui a échappé
à R. Benazra, bien qu'encore une fois celui-ci en ait pris connaissance
[5] .
Or, cette adresse en forme de Carmen est signée I. A. CH. B., ce qui évidemment renvoie à Jean Aimes de Chavigny Beaunois que l'on trouve au titre de la Prognostication de l'Advenement à la Couronne de France, Paris, Pierre Sevestre , 1595 ( Bib; Mazarine), texte qui sera intégré dans le Janus Gallicus - où le même nom d'auteur figure -. et dont on n'a conservé qu'une édition de 1595. En revanche, dans la version latine du JG, on a "per Io Amatum Chavigneum Sequanum & quidem Belnensem.".Benazra qui mentionne les éditions de l'almanach pour 1592 et pour 1593 reprend (p. 129) le texte du Carmen mais sans le chapeau où figurent les initiales... En réalité, ce Cormopéde est à rapprocher d'Himbert de Billy, présenté, dès les années 1570, dans une édition Benoist Rigaud, dans un Présage general et sommaire discours prognostic sur l'année 1570, comme "disciple de M. de Montfort dict de Blockland" Or, Cormopéde est "gentilhomme de la maison du (...) Comte de Sterkenberg, excellent Mathématicien". Or Montfort en allemand peut se rendre par Sterkenberg. Ajoutons que ce Cormopéde nous semble bien proche des Espagnols., ce qui ne saurait surprendre en ce temps de Ligue. Le recours au " bas allemand" n'est nullement innocent et semble indiquer une circulation qui couvre également les Pays Bas Espagnols. Rappelons qu'en 1590, une édition des Centuries parait à Anvers, chez François de Saint Jaure (Bib. Arsenal) sous le titre de Grandes et merveilleuses prédictions de M. Michel Nostradamus. C'est l'occasion de rappeler que le Janus Gallicus ne bascula probablement que très tard en faveur d'Henri de Navarre et que le texte relatif à son couronnement, placé en appendice, ne fait que donner le change. En fait, cet Almanach du sieur de Cormopéde se présente carrément comme traduit de flamand, comme si Nostradamus n'avait pu trouver un digne émule que hors du Royaume.
En 1595, Benoist Rigaud fera paraître - apprend-on sur le site galaxidion.com - un almanach pour l'an bissextil 1596. Avec ses amples prédictions, changement et mutation de l'air sur chacune Lunaison. Faict à l'imitation de Corneille de Montfort, dict de Billy, puis Cormopede. Par M. Antoine Fabri, Docteur en Médecine et Astrophile de Prez en Argonne. Ce même Fabri dont Rigaud avait publié l'Almanach ou Diaires avec les très amples présages pour l'an 1582. On y associe les noms de Billy et de Cormopéde. D'ailleurs, on nous présente désormais (Himbert de) Billy comme étant Monfort lui-même. On ne sera pas surpris d'apprendre que cet Almanach comportant des quatrains mensuels. Comment expliquer un tel manége dès 1591? Parallélement à la préparation de la vaste somme éxégétique du JG, à quoi rime, c'est le cas de le dire, un tel emprunt aux Centuries? En fait, nous pensons que la référence à Nostradamus était avérée et qu'une telle pratique pouvait sembler acceptable, une façon comme une autre de faire vivre le corpus centurique et ce d'autant plus que l'attribution des dits quatrains à Nostradamus était pour le moins douteuse. D'ailleurs, il est indiqué dans l'adresse du Carmen : "de IANO su. ex N. nodis & ambagibus collecto", ce N. n'est-il pas l'abréviation pour Nostradami (génitif) /On trouve dans cet Almanach de Cormopéde également des quatrains issus des trois dernières Centuries, c'est à dire de celles qui avaient été exclues sous la Ligue et qui sont commentées dans le Janus Gallicus. Il est également possible que les compromissions du néonostradamisme avec la ligue auront contribué à mettre en avant Nostradamus en personne. En outre, le portrait supposé de Cormopéde se retrouvera au siècle suivant pour illustrer, sans la légende du pourtour du portrait, désignant Cormopéde, sous la Fronde, avec les Vrayes Centuries de Me Michel Nostradamus expliquées sur les affaires de ce temps, Paris, I. Boucher, 1652 [7] . Ce ne sera pas le seul exemple de l'utilisation de vignettes néonostradamiques qui finiront par représenter Nostradamus lui-même. Le libraire troyen Pierre Du Ruau emprunte également sa vignette ornant les Centuries à une source du même ordre. Et cet emprunt indéniable sur le plan iconographique est évidemment plus facile à reconnaître que l'emprunt de textes, selon la même filière. Quant à Benoist Rigaud, son activité néonostradamique est flagrante et répétée. Il ne saurait être considéré comme le gardien intègre de la doxa centurique. Il est probablement l'interface entre la production néonostradamique et une prétendue orthodoxie nostradamique, au cours des années 1580-1590. On notera que l'almanach d'Antoine Fabri pour 1595 ne fait plus référence à une traduction du bas allemand, mention qui serait désormais bien mal venue, avec l’avènement d'Henri IV et l'écrasement du parti espagnol. Pour en revenir au beaunois Chavigny, sa collusion avec un néonostradamisme ligueur nous semble assez bien démontrée tout comme sont indiscutables ses liens avec un Benoist Rigaud que nous percevons comme proche du camp espagnol. Ajoutons que la Bourgogne - dont Beaune fait partie - n'est pas non plus sans lien historique avec le pays flamand, que l'on se souvienne de Charles le Téméraire, au XVe siècle, adversaire malheureux de Louis XI.
De Crespin à Cormopéde Le cas Cormopéde pourrait avoir influé sur l'appréhension du cas Crespin. Si Cormopéde se sert de quatrains issus des Centuries, pourquoi en aurait-il été, en effet, autrement pour Crespin, vingt ans plus tôt? Or, entre le début des années 1570 et le début des années 1590 - et dans le même genre que Cormopéde, il faudrait citer le cas de Conrad Leovitius Première Centurie des choses plus mémorables qui sont à advenir depuis l’an 1588 etc, Paris, Veuve de Laurent du Coudret, [8] - production signalée par R. Benazra dans son Répertoire Chronologique Nostradamique.- les choses ont sensiblement changé... D'abord, avec Crespin, la plus grande partie du matériau "centurique" ne passe par des quatrains ni ne s'inscrit dans une signalisation des mois ou des années [9] . En fait, tant Conrad Leovitius - on aura noté la consonnance étrangère du prénom - et Cormopéde s'inscrivent dans une tradition des almanachs et des prédictions pluri-annuelles bien différente du créneau proprement centurique et ce, quand bien même emprunteraient-ils aux quatrains centuriques lesquels apparaissent comme une sorte de vivier dans lequel on vient tirer quelque oracle permettant de caractériser une certaine période de temps. En revanche, Crespin ne se prête pas à un tel exercice consistant à assigner des quatrains à une série chronologique donnée. Selon nous, le matériau sous forme de prose, pour la plus grande part, proposé par Crespin au cours des années 1570 aura été utilisé lors de la décennie suivante des années 1580 pour constituer toute une série de quatrains. Une fois ces quatrains réunis en centuries au milieu de la dite décennie (cf supra), ceux-ci alimenteront les faiseurs d'almanachs des années 1590 ou leurs commanditaires, à savoir les libraires. Cessons dans les deux cas de figure de parler de faussaires. Crespin n'en est pas un puisque c'est à lui que l'on emprunte - et s'il se pare du nom de Nostradamus ou d'Archidamus cela ne signifie pas pour autant qu'il ait pillé des Centuries censées parues antérieurement. Quant à Cormopéde et consorts, ils nous apparaissent plutôt comme des consommateurs, des usagers des Centuries, ne se servant , au demeurant, que d'une bien faible partie du corpus centurique d'une "milliade" de quatrains. .Alors que chez Nostradamus, les quatrains ne servaient qu'à résumer de façon lapidaire des prédictions en prose fondées sur des configurations astrales précises, force est de constater que ce n'est évidemment plus le cas pour la génération "Cormopéde", à moins de supposer - ce qui n'est pas à exclure - que les quatrains centuriques soient choisis en rapport avec les prédictions envisagées pour tel mois ou telle année. Tout amalgame entre Crespin et Cormopéde serait donc très regrettable et anachronique : il y a un temps pour construire une maison et un temps pour y habiter. Les véritables faussaires sont ceux qui veulent plaquer sur le phénomène Nostradamus des considérations parfaitement décalées et notamment qui prétendent unifier un champ des plus hétérogènes. en ramenant tout au seul Michel de Nostredame. JH 30. 06. 06 [1] RCN, p. 155) [2] ( La nature et ses prodiges, Genéve, Droz, 1977, pp. 215, réédition, ibidem, 1996): [3] (-cf J. Halbronn, " Le Janus Gallicus et l'Androgyn (1570)" Espace Nostradamus", site ramkat.free;fr). [4] .(cf La Nature et les prodiges . L'Insolite au XVIe siècle, op. cit. p. 216), [5] (RCN, pp. 129-130 [6] . (Bibliothèque Lyon La Part Dieu, Réserve 804 532, et sur le site Gallica de la BNF) [7] document numérisé sur le site Gallica de la BNF. [8] BNF Res pV 227. -cf J. Halbronn, " Réflexions sur les méthodes de travail des nostradamologues" , site CURA.free.fr) |