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20  Juillet - Septembre 2007


Éditorial

 

Les sociétés appareillées
La machine ne fait pas le moine

 

Revue
bimestrielle
d'anthropologie
économique

PLATE-FORME

59e Colloque
MAU


26 et 27 oct. 2007

Les astrologues face à leur Histoire


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Jacques Halbronn

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 A l’heure où Al Gore suscite de par le monde  une série de concerts  écologiques,  Live Earth,  il nous faut rappeler quels sont les vrais enjeux pour le XXIe siècle et les suivant  de et pour  ce Troisième Millénaire, tant pour la planète que pour l’Occident. On  notera en passant que nous ne voyons rien de spirituellement écologique  dans  une musique aussi tributaire de la machine et notamment de l’électricité.

L’Occident – et notamment l’Europe et en son sein  la France - ne pourra tirer son épingle du jeu qu’à condition d’anticiper, c’est à dire non pas de prévoir ce qui va se passer mais de générer un nouveau futur, avec de nouvelles règles du jeu qui finiront par l’emporter.     Encore faut-il comprendre ce qu’a été au cours des millénaires  l’Histoire de l’Humanité  et ce qui a permis à certaines sociétés de l’emporter sur d’autres. Selon nous,  ce sont les sociétés qui ont su  améliorer leurs performances – ce qui ne saurait se limiter à une simple question d’adaptation – qui ont imposé leur mode de vie et (re)pris de l’avance.

Or, de nos jours,  en dépit  de quelques velléités d’une écologie déjà en retard d’un métro,  notre monde fonctionne sur deux données  qui semblent immuables : les ressources énergétiques et le progrès technologique. Dans le domaine socioculturel,  un modèle démocratico-parlementaire, à base de suffrage universel direct ou indirect se voudrait être une panacée ou en tout cas « le moins mauvais » des systèmes. Et l’on pourrait en dire autant du monothéisme…. Le point qui nous semble le plus marquant, c’est que l’on n’attend plus grand chose de l’Homme en comparaison de notre dépendance face à la recherche de ressources, sur Terre ou sur d’autres corps célestes, ce qui passe encore par le technologique.

Certes, la technologie n’existe pas sans l’Homme et c’est bien l’Homme qui met son génie au service de la dite technologie qui, en retour, lui permet de puiser dans les richesses extra et pré-humaines  du monde : le pétrole n’a pas attendu que l’Humanité soit ce qu’elle est devenue pour être là où il est.

Tout cela n’est pas très glorieux et notre Humanité semble bien pâle par rapport à celle dont nous descendons, dont nous sommes les héritiers. Là encore,  la présente Humanité ne fait que puiser dans  l’héritage génétique –  mais il faut ici faire la part des divers consensus linguistiques, religieux dont nous semblons ne pouvoir que  percevoir les intérêts - qui lui a été légué par de très lointains ancêtres qui ont autrement payé de leurs personnes pour faire que nous soyons aujourd’hui ce que nous sommes. Constat pathétique : l’Humanité  actuelle  n’attend plus de progrès d’elle-même mais des gisements  géologiques, biologiques, technologiques, religieux dont le processus  est déjà bien ancien et sur lesquelles elle n’a, tout compte fait, que bien peu prise. Cette Humanité vit de ses rentes et elle tend à ne plus être au cœur de son propre environnement. . Nous militons pour une Humanité propre - comme on dit au sens propre -    qui  croit en elle-même et qui ne vit pas par procuration, par le truchement de la machine, faite à l’image de l’Homme.

Face à ce monde de rentiers et d’appareillés, qui parvient mal à cacher son aliénation, peut-on encore envisager de mettre en place un autre monde qui  reprendrait le flambeau d’une Humanité  capable  de progresser  par elle-même, c’est à dire  en travaillant sur elle-même ?

Certes, les écologistes  nous mettent-ils en garde contre certains aspects pervers du progrès technique en ce qu’ils  détruisent  la Nature mais là encore  ce n’est plus l’Homme qui est l’enjeu principal mais bien la Nature dont il dépend comme il dépend de la Technique. Il faut donc que la Technique ne nuise pas à la Nature – et les mines en font partie -  ces deux forces étant les « deux mamelles » de notre Humanité actuelle,  les deux entités nourricières. Mais,  selon nous, un tel discours est décadent, il confirme le fait que l’Humanité est  « assistée » et qu’elle  a fini son évolution, au sens biologique, génétique,  et anatomique du terme à moins que l’on n’évolue vers une bio-technologie dont  certains films de science fiction nous ont donné quelque aperçu, comme la série Matrix. Dans ce film, les hommes ne sont plus eux-mêmes qu’une source d’énergie pour les machines.

 .Nos  sociétés actuelles sont appareillées.  La valeur propre à l’individu importe moins que celle de son appareillage qui nous fait vivre par procuration comme ces jeunes qui se promènent avec des musiques enregistrées qui  s’expriment à leur place. Bientôt, semble-t-il, nous communiquerons et nous exprimerons  par chansons interposées qui parlent tellement mieux que nous ne  saurions le faire, d’où l’importance qu’il y a à se constituer un bagage « poétique » - notamment grâce à l’ipod,  lancé par Apple, qui « ne cesse d’évoluer » car  nous nous dirigeons à grand pas vers un prêt  à dire sinon à penser, à l’instar de ce langage des fleurs que pratiquaient  d’autres générations....Mais d’ailleurs, le langage lui-même n’est-il pas déjà  un passage obligé, qui limite sensiblement notre spontanéité et qui surtout  autorise tant d’impostures  en ce qu’il permet à l’autre de parler à ma place et me rend interchangeable, faisant primer la forme sur le contenu,, ne produit-il pas des clones  mentaux?  De deux choses l’une : ou bien  l’on communique  de façon  poétique, littéraire, avec tout ce que cela peut avoir de décalé et de dépassé ou bien l’on s’entretient  oralement et spontanément – sans faire du « par cœur »  avec autrui et ce qui importe alors c’est ce qui se dit ici et maintenant et non ce  que l’on a lu ou entendu ailleurs ou  dans le passé. Quant aux mots que l’on emploie, on a toute liberté de s’en servir à sa guise, tant sur le plan phonétique, morphologique ou sémantique, tant que la dimension signifiant/signifié des dits mots reste reconnaissable étymologiquement. En tout état de cause, l’on est censé en permanence  renégocier l’acception des mots et  donc les associations qui en découlent. Par exemple, si l’on redéfinit  le féminin,  le champ sémantique du féminin s’en trouve ipso facto modifié. Le problème, c’est que, pour une certaine population,  les mots sont définis une fois pour toutes et sont fortement connotés, au point que l’usage de tel ou tel mot fait problème, et ce quel que soit le sens qu’on leur confère.

La machine commence avec l’habit que nous portons, le chapeau [1] que nous metton sur la tête,  et qui couvre des corps souvent difformes, notre calvitie,   masquant avant tout nos différences, tout comme l’apprentissage de la lecture exerce un effet de nivellement. Nous vivons dans une société des roulettes qui permet à tout un chacun de porter les mêmes charges. Nous vivons dans une société du « même » : « même  lui, il peut le faire », par la magie de la machine.….Nous vivons dans un monde où nous mettons de plus en plus de temps pour  déterminer les incapacités  et la vraie nature des personnes que nous croisons car la machine  est complice de nos faux semblants, de nos maquillages [2] .. Pour paraphraser un vieil adage : la machine ne fait pas le moine.

L’homme  ressemble de plus en plus à la machine et la machine de plus en plus à l’homme. L’individu isolé est le plus vulnérable en ce que la machine tend à le prolonger et à remplacer  autrui en lui donnant l’illusion qu’il peut s’en passer.  Nous vivons de plus en plus dans un monde où tout ce qui nous est présenté est déjà mort, figé, n’est plus que répétition et mémoire. La machine est l’instrument de la mystification individuelle, elle accorde à l’individu des vertus qui ne sont pas les siennes en  gommant les différences  d’une personne à l’autre, cela vaut même pour ces vélos qui sont désormais mis à la disposition des Parisiens et qui prennent la suite de la mode des trottinettes et autres patins à roulettes dont les enfants savent déjà  se servir avant  même d’avoir appris à marcher.


[1] Le port de la calotte devrait être interdit aux Juifs durant le Shabbat, qui est un moment où l’homme doit évacuer tout artifice. Or tout vêtement, tout habit, est une forme de simulacre. Qui est notamment susceptible de masquer l’appartenance sexuelle, l’âge. L’uniforme est le symbole d’un monde d’apparences. Ladam et Eve ont du quitter le paradis (Genése, III, 10-12) quand ils ont refusé leur nudité- pour s’habiller. Or s’habiller, c’est déjà le recours à la machine. (à coudre) même la plus primitive.

[2]   notre société est icarienne, selon la formule de Luc Bigé,  chacun porte des ailes qui ne tiennent que par un peu de cire. Nous prônons pour notre part la « sincérité », c’est à dire  l’absence de « cire ».

Jacques Halbronn  07. 07. 07


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