LES FEMMES ET LE CULTE DES MOTS

 

Par Jacques Halbronn

 

           

            On sait que la question de la différence entre hommes et femmes reste souvent très primaire- la procréation ou tel ou tel cliché qui colle au mot « féminin » - ou au contraire très abstraite – il y aurait une « complémentarité » sans que l’on sache très bien en quoi. Nous voudrions dans ce texte contribuer au débat par le biais de la psycholinguistique.

            Il ne semble pas, en effet, au regard de nos observations et recherches, que les femmes et les hommes entretiennent le même rapport au langage et plus précisément aux mots.

            Pour les femmes – et c’est un trait plus atavique que culturel, contrairement à ce que d’aucuns soutiennent – le choix des mots est primordial. Les mots sont, pour elles, très chargés en « bonnes » et « mauvaises » significations et les mots auxquels nous recourons ne sauraient, selon elles, être utilisés impunément au point d’ailleurs que les mots compteraient davantage que les phrases et que les phrases se réduiraient à des assemblages de mots pouvant être isolés de leur contexte, sauf à considérer l’usage de la négation qui peut tout inverser: beau/ pas beau, la négation devant un mot positif en faisant un mot négatif et vice versa.

            En revanche, pour ce qui est des hommes, les mots ne se comprennent que si l’on comprend la pensée du locuteur, si on les resitue dans un ensemble. Ils ne sont donc pas isolables. Nous dirons qu’autant il est loisible de distinguer entre eux les signifiants, c’est une toute autre affaire en ce qui concerne les signifiés qui se prétent mal à un tel cloisonnement et constituent en quelque sorte un ensemble d’un seul tenant ; il faudrait, pour bien faire, parler des signifiants et du signifié.

            Nous dirons que pour les femmes, c’est le mot qui donne sens à ce à quoi il est appliqué tandis que pour les hommes, c’est la pensée qui confère sa signification aux mots.

            Il est donc plus difficile de savoir ce qu’un homme pense qu’une femme. Comprendre ce que veut dire un homme implique de l’écouter attentivement, de suivre son raisonnement alors que comprendre le propos d’une femme se réduit à collecter les mots qu’elle utilise et qu’elle applique avec plus ou moins de bienveillance ou de malveillance. Car, pour une femme, il est vital de savoir si la personne concernée est « amie » ou « ennemie », si elle vous « respecte » ou vous « insulte », le fonds de sa pensée étant somme toute assez second. Autrement dit, l’étiquette est capitale pour une femme : elle indique si le produit sur lequel elle est apposée est « bon » ou « mauvais », à rechercher ou à éviter, d’où l’impact de la publicité et de la rumeur. Souvent, il lui est reproché de faire dire à quelqu’un ce qu’il n’a pas dit comme si le langage échappait à notre contrôle, ce qui lui confèrerait une véracité objective.

A vrai dire, l’on pourrait programmer des machines pour réagir face à l’usage de mots classés comme signes de rapprochement ou d’éloignement. Nous dirons que dans le « vouloir dire », les femmes s’intéressent au vouloir et aux hommes au dire. La femme se demandera « qu’est-ce qu’on me veut ? » alors que l’homme réfléchira sur « qu’est-ce qui se dit ? »

En ce qui concerne l’apprentissage du langage, il faudrait vérifier si la petite fille ne donne pas la priorité à un classement entre « vilains » mots et mots « gentils » alors que le petit garçon , d’instinct, s’interrogerait sur la véracité du propos : on serait alors dans le « vrai » et le « faux » plutôt que dans le « bon » et le « mauvais ». Mais accéder à cette véracité n’est évidemment pas chose simple et exige un maximum de recoupements alors que l’on plafonne assez vite en se contenant de savoir si la personne est bien ou mal intentionnée à notre égard et envoie des signes « positifs » ou « négatifs »..

Dans le champ politique, nous dirons que pour les femmes, les intentions comptent énormément et l’on est jugé sur sa « bonne volonté », sur la façon dont on « traite » bien ou mal autrui, dont on en « parle » en bien ou en mal. Pour les hommes, en revanche, ce qui importe c’est la compétence, c’est la connaissance des choses et pas simplement les bonnes ou mauvaises dispositions... Il ne suffit pas de bien vouloir pour bien faire.

Le dialogue entre hommes et femmes est rendu difficile par la notion très féminine de préjugé. Si quelqu’un est soupçonné d’avoir un préjugé contre quelqu’un, peu importe la substance de son propos, il est ipso facto disqualifié. La femme veut savoir si l’on est « pour » ou « contre » elle, le reste important relativement peu. Il faut constamment la rassurer en lui envoyant des messages encourageants, laudatifs, empathiques. Elle peut alors accepter beaucoup de choses parfois douteuses pourvu qu’elle sente de l’amour pour elle, ce qui est une façon de qualifier une attitude inconditionnellement favorable à son égard. Elle fuira les lieux et les personnes qui la remettent en question, qui épluchent ses propos, ce qui la « blesse » et la met dans une situation de malaise. D’où le goût des terminologies « anti », »phobe » ou « mis » : antisémite, misogyne, raciste, xénophobe, fasciste etc . Certaines politiques – l’on pense à la candidate socialiste aux présidentielles de 2007 - se sont présentés, récemment, comme voulant arriver à construire un monde assez utopique qui ne serait plus empli que de messages d’amour, d’où toute stigmatisation serait exclue..

Méfions-nous de l’argument « anti-anti ». Celui qui est qualifié d’anti est souvent plus caricaturé que celui qui est victime de ses réflexions. Le recours à l’anti présente un caractère éminemment répressif, relève du verdict sans appel. Celui sur lequel on colle le label « anti » devient ipso facto suspect, est disqualifié. Il y aurait les « pro » et les « anti », les « phile » et les « phobe », les « bons » et les « mauvais », celui qui ne voit et ne recherche que le bien et l’autre qui ne veut saisir que le mal. D’ailleurs, dès que l’on cherche à analyser, à définir un phénomène quel qu’il soit, l’on s’expose à une telle étiquette « anti ». En fat, nous pensons que le système de défense « anti » - comme l’on parle d’anti-corps – vise à dénoncer toute tentative de dé-limitation, de dé-finition, ce qui irait à l’encontre de la liberté de l’autre à exister à sa guise, tout ce qui menacerait d’entraver sa marge de manœuvre..

 A contrario, l’homme écoute avec intérêt toute remarque permettant de progresser, de réformer, de sélectionner – tant individuellement que collectivement - et cela passe avant sa susceptibilité personnelle. D’où l’adage : qui aime bien châtie bien. Sa capacité d’empathie lui évite de se déconnecter par rapport à ce qui se passe autour de lui, même s’il n’est pas touché directement ou spécifiquement.

Autrement dit, la femme peut « passer » sur beaucoup de choses si l ‘on sait flatter son ego et l’entretenir dans une certaine euphorie, lui présentant un reflet complaisant d’elle-même. Mais elle est à la merci du vent qui peut tourner. Elle rêve d’un monde où tout le monde « il serait gentil » et non pas « méchant » avec l’autre. Le problème, c’est que dès que quelqu’un est classé comme « hostile », « inamical » à « son » égard, elle développe des défenses pouvant générer des tensions qui sont purement fonction de la façon dont elle perçoit les signes qui lui sont envoyés mais qu’elle décrypte comme si chacun utilisait le même langage sous prétexte qu’on utilise les mêmes mots.…..

La femme a du mal à être concernée par ce qui ne l’affecte pas de très près, en bien comme en mal, ce qui conduit, paradoxalement, à ce qu’elle soit plus souvent menacée personnellement que l’homme, étant donné que c’est la meilleure façon de la motiver alors que l’homme est capable d’agir sans être visé directement et sans être affecté à titre personnel.

A quoi tiennent de telles différences de sensibilité ? Nous pensons qu’elles sont liées à de très anciens enjeux. Il nous semble assez clair que la femme a un fort instinct de conservation, à un niveau assez primaire, qui la conduit à fuir les dangers, les menaces pour trouver la « paix », on est là dans une logique de survie et les signaux que la femme est conditionnée à capter sont prioritairement ceux qui la renseignent sur les intentions de ceux qu’elle croise ou côtoie.

 En revanche, les hommes correspondraient à un degré plus élevé de civilisation marqué par une recherche constante du progrès, ce qui passe par une certaine compétition, par la recherche du plus fort, du mieux pourvu [1] . Il importe alors non pas de pratiquer la politique de l’autruche mais de se préparer au combat, sous toutes ses formes et de savoir parer à toute éventualité en s’aguerrissant, en devenant le plus habile. Que le meilleur gagne !

Les relations homme/femme risquent donc d’être marquées par un double bind, d’amour/haine, la préservation du climat amoureux conduisant à un refoulement chez l’homme des pulsions de dépassement et de progrès ou, en sens inverse, les rapports d ‘émulation et de formation générant des tensions et des contraintes déstabilisant le psychisme féminin..

            Il conviendrait de distinguer autant que possible entre les changements qui tiennent au progrès d’une recherche et ceux qui tiennent à un » transformation des sentiments à l’égard d’une personne. Dans un cas, correspondant au type masculin, l’évolution est progressive alors que dans l’autre, correspondant au type féminin, elle peut aboutir à un position diamétralement opposée à celle qui était précédemment de mise, à des virages, à des revirements. Pour les personnes marquées par la psychologie féminine – et cela englobe probablement les homosexuels – on passe d’un parti pris globalement positif à un parti pris globalement négatif, soit deux attitudes extrêmes et fort peu mesurées, qui font que l’on se montre soit trop indulgent, soit trop sévère envers tel ou tel. Il y a là une dialectique confiance/ défiance. En revanche, chez ceux qui sont plus « masculins », l’on peut tout à fait voir alterner critiques et louanges, réserves et approbations.. .

.           Sans vouloir faire de jeu de mots, nous dirons que les femmes cherchent instinctivement à vous « prendre » au mot ou à répéter « mot pour mot » - verbatim- ce qu’elles ont entendu et c’est ce qu’ elles appellent dire la « vérité ». Les femmes peuvent revendiquer une certaine sincérité, de parler sans fard mais cela consiste le plus souvent à restituer « tel quel » tel propos qu’elles ont capté ou tel sentiment qui les anime et qui a été d’ailleurs provoqué…. par tel mot qui leur a plu ou déplu. Les femmes sont très fortes pour rappeler les propos qui ont été tenus. : « tu as dit cela » ou « tu as employé ce mot là ». Avec elles, le choix des mots est crucial. Elles pourraient reprendre à leur compte tel passage d’une Satire de Boileau :

« Je ne puis rien nommer, si ce n'est par son nom,  
J'appelle un chat un chat, et Rolet un fripon. »

 

            D ès que l’on utilise un mot dans un sens inhabituel, leur Surmoi se met en éveil et elles s’écrient que ce n’est pas le « sens » correct du mot. Se considéreraient-elles les gardiennes des mots ? Avouons que c’est là une tâche bien ingrate que d’avoir à reprendre les gens sur les fautes qu’ils commettent en n’employant pas un mot à bon escient,surtout si c’est le seul type d’intervention que l’on s’autorise à faire. Ce qui nous interpelle dans le rapport des femmes au mot - et derrière les différences apparentes, les comportements à cet égard sont bel et bien récurrents quand on gratte un peu - -c’est que nous ne serions pas maîtres des mots que nous employons, que nous proférons des mots malgré nous et que la vérité sortirait de notre bouche sans que nous y puissions rien.. On serait dans une sorte de « ça » verbal qui nous échapperait et qui donc nous trahirait. On retrouve là un certain discours psychanalytique et notamment lacanien sur les lapsus et les associations de mots, notamment dans les rêves, dans tout ce qui nous échappe.

            On en arrive d’ailleurs à ce que l’on considére que tout ce qui porte le même nom fasse ipso facto partie d’un même ensemble. C’est la religion des mots : du moment que l’on parle le même langage, que l’on recourt aux mêmes mots sans que l’on aille se demander ce que cela recouvre véritablement. Comme dans le « Je t’aime » que l’on répéte en écho.

            L’on voit tout ce qu’il peut y avoir d’abusif à réduire le langage à une sorte de flot qui échappe à notre conscience et à notre contrôle, ce que l’on pourrait appeler une quête du langage « objectif », par opposition au langage masculin qui serait plus subjectif et intersubjectif.. Les femmes ont un besoin viscéral de s’inscrire – et cela a quelque chose de mécanique - dans l’objectivité ; elles se méfient de tout ce qui se présente au figuré et non pas au sens propre, de ce qui redéfinit les termes au sein d’un nouveau système de référence non usité : où va-t-on si chacun peut recourir aux mots à sa guise et prétend rester le seul juge de ce qu’il a voulu dire ? Elles aiment que les mots gardent pleinement leur force positive ou négative – il m’a « traitée » de, « il m’a même dit que »… - ce qui permet de savoir quelles sont les intentions de l’autre -- où va-t-on vraiment si l’on ne peut plus se fier aux mots, si les mots se perdent dans des phrases dans lesquelles l’on s’égare ? . Autrement dit, ce penchant pour l’objectivité langagière sous-tend, paradoxalement chez la femme, un souci constant de savoir ce qu’on « leur veut » en bien ou en mal., et c’est un tel souci qui souvent les marginalise et les disqualifie voire les ridiculise quand elles participent à un débat, à moins que cela ne soit le fait de répéter ou de relire mot pour mot un discours appris, « préparé » et déconnecté par rapport à ce qui a précédé leur intervention si ce n’est sur la récurrence de tel mot dans des contextes complètement différents.. Ce qui nous paraît assez évident, c’est que ce mode de rapport au langage – privilégiant systématiquement la forme sur le fond - correspond à un registre qui est celui de la machine laquelle se rapprochera de plus en plus d’un tel mode de fonctionnement, au risque de remplacer, en de nombreuses tâches langagières, les femmes [2] . Il semble que les femmes et les homosexuels soient irrésistiblement attirés par tout processus d’enregistrement automatique et systématique de l’image et du son, du fait du caractère objectif et « brut »- non « traité » - que cela implique. Le poste de sténodactylo correspondit longtemps à une telle ambition reproductive et duplicatrice mais peut-on encore rivaliser avec les machines modernes dans ce domaine ? Il faudrait plutôt parler de Big Sister que de Big Brother, dans le roman de Orwell, 1984 et ne jamais oublier que celui qui enregistre vise à transmettre, à restituer, à ressortir, à répéter, « tel quel », « mot pour mot » ce qui a été « dit », ce qu’il a « enregistré », c’est ainsi qu’il entend instinctivement sa fonction sociale.

 Le mode de la femme est le passé même quand elles rapportent qu’Un tel « a dit » que ‘l’on fera », c’est à dire la mémoire et cette mémoire se nourrit de signaux simples, amicaux ou inamicaux, qui ont été fixés de longue date et qui ont été instinctivement perçus comme tels lors de l’apprentissage du langage par les petites filles : Comment reconnaître les « bons » et les « méchants », comment exprimer qu’on a envie de quelque chose ou que l’on déteste. A vrai dire, il suffit souvent d’un tout petit mot « pas » qui change tout : j’en veux ou j’en veux pas. Comme assène le chanteur Zanini :

 

« Tu veux ou tu veux pas
Tu veux c'est bien
Si tu veux pas tant pis
Si tu veux pas
J'en f'rai pas une maladie
Oui mais voilà réponds-moi
Non ou bien oui
C'est comme ci ou comme ça
Ou tu veux ou tu veux pas »

            Le problème de la femme par rapport au langage tient au fait qu’elle rapporte indistinctement les propos qu’ elle a captés et qu’elle restitue « tels quels » laissant à l’homme le soin de les « traiter »., de les com-prendre. La femme est avant tout un medium, au sens de Marshall MacLuhan – mais aussi au sens de channel - et n’a pas à répondre du message qui est a priori celui d’un autre comme c’est le cas de l’enfant qu’elle porte.. Le champ sémantique de la femme est bien représenté par la racine porter et ses affixes : apporter, rapporter, supporter, comporter. On parle d’ailleurs des mères porteuses. C’est d’ailleurs parce que la femme ne fait que porter, en toute « innocence » que sa parole est entendue comme étant « objective » : la femme n’a rien inventé, elle transmet à toutes fins utiles – ce qui est sa façon d’anticiper de façon souvent intempestive - « on ne sait jamais » - et disons-le un peu en vrac laissant à l’homme le soin de s’y retrouver. Dans le cas de Ségolène Royal – qui a généré la défaite de la gauche aux dernières élections présidentielles - il semble que l’on ait été en présence de quelqu’un qui effectivement rapportait fidèlement ce qu’elle avait entendu : il s’agit là d’une fonction tout à fait respectable de médiateur voire de tribun de la plèbe mais probablement pas de véritable responsable politique, d’où ses conflits avec une certaine classe politique, notamment au sein du PS.. Au nom de qui parle une femme ? L’on peut répondre tout de suite « pas en son propre nom », sauf s’il s’agit de réactions très viscérales et personnelles (cf supra). Et rien n’est plus pénible de débattre avec quelqu’un qui ne maîtrise pas son sujet, qui ne pense pas dans le présent mais réitère, réchauffe des propos plus ou moins rassis et qui datent et qui en divulgue des conclusions sans être en mesure de les étayer ou de les défendre. C’est pourquoi la liberté est une condition bien délicate pour les femmes car elles tiennent des discours décalés, dont elles sont d’ailleurs prisonnières, et qui, pour aggraver les choses, tôt ou tard vont manquer de pièces détachées.. Le probléme des femmes, c’est qu’elles préparent ce qu’elles vont dire sans tenir compte de ce que dira l’autre hic et nunc au lieu de s’entraîner au débat avec autrui tel qu’il se déroulera en temps réel. Au lieu de se préparer, la femme préfére préparer quelque chose, elle est dans l’objet plus que dans le sujet.

 Il reste que la compagnie trop fréquente des femmes peut se révéler à la longue avilissante pour les hommes quand elle les entraîne à déverser leur ressenti et à s’y complaire en une sorte d’exhibitionnisme moral assez répandu chez les homosexuels. En effet, le simple fait de s’épancher sur ses malheurs et ses peines risque fort d’affaiblir le niveau moral de la personne en la faisant régresser voire en l’infantilisant..

            Rappelons, en conclusion que la parole féminine est fortement sous-tendue par une certaine dimension visuelle. Plus généralement, nous dirons que les êtres humains ne peuvent pas tricher avec leur condition physique qui est le réceptacle de leur héritage génétique. Plus le corps se dégrade, tant en tant qu’émetteur- qualité du son, qualité de l’apparence corporelle - qu’en tant que récepteur – qualité d’écoute hypothéquée par la surdité, par le fléchissement de la vue et des autres sens - et plus notre faculté de communication sociale s’en trouve compromise, ce qui pose de manière aiguë la question de l’âge et du vieillissement.. [3] , du recours à la chirurgie esthétique, des régimes amaigrissants, de la pratique du sport etc. Bien communiquer implique de savoir capter l’attention par sa présence, par son apparence, et aussi être en mesure de se laisser entraîner par ce que nous propose autrui. Mal communiquer, inversement, c’est ne plus être apte à se faire entendre ni à entendre, ce qui ne se réduit ni à laisser parler l’autre ni à répéter mot pour mot ses propos., ce qui est une condition nécessaire mais pas suffisante.

           

JH

21.06. 07



[1]   cf N Lenoir et Jean Canourel,  Comment devenir  Chef (et le rester) en dix leçons, Paris, Bourin, 2005

[2]   cf notre texte « Tselem » sur le site hommes-et-faits. com

[3]   « Le faire ensemble : vers une synergisation  sociale », in GC 19

 

 


 
Web www.grande-conjonction.org

accueil