DE L’INFLUENCE DE L’ASTROLOGIE

SUR NOTRE APPROCHE DES LANGUES VERNACULAIRES

 

Par Jacques Halbronn

 

 

         Nous avons insisté, en plus d’une occasion, sur la dimension linguistique de l’Astrologie.

         On soulignera dans un premier temps le fait que l’astrologie constitue un langage offrrant une certaine qualité d’organisation.

         Mais dans notre effort pour appréhender ce qui peut séduire dans l’abord de l’astrologie, nous pensons devoir mettre l’accent sur l’enrichissement homonymique/ synonymque que cela procure.

         Expliquons-nous : l’apprentissage de l’astrologie conduit à associer certaines notions que l’on n’associe pas nécessairement dans les langues que les uns et les autres nous pratiquons.

         Rappelons que chaque langue induit, à sa façon, certaines associations de type homonymique ou quasi-homonymique.

         Entendons par là que tous les « signifiés » attachés à un même « signifiant » sont associés peu ou prou dans l’esprit des locuteurs et cela peut varier d’une langue à l’autre.. A cela, il convient d’ajouter les signifiants qui se ressemblent soit phoniquement, soit du fait qu’ils comportent un élément en commun, comme c’est le cas des verbes comportant des préfixes différents devant un radical commun.

         En passant d’une langue dans une autre, les réseaux se modifient sensiblement et les signifiés reliés homonyquement varient. Il y a notamment ce que l’on appelle les faux amis.

         Si l’on prend cas des significations articulées autour d’un même signifiant astrologique comme tel signe zodiacal, telle planète, telle maison, nous obetenons autant d’ensemble de mots que l’on peut qualifier d’astrologiquement synonymiques. Mais bien entendu formulés non pas dans un langage astrologique mais bien dans celui de la langue de l’astrologue concerné.

         Ces mots ainsi reliés n’offrent le plus souvent aucune ressemblance homonymique au sein de la langue pratiqué par tel ou tel astrologue. Mais ces mots n’en sont pas moins les mêmes chez tous les astrologues, quelle que soit leur langue. Le langage astrologique induit ainsi de nouvelles associations de mots, non déterminées par le rapport à un même signifiant dans la langue de l’astrologue mais qui sont bel et bien liées dans la langue astrologique. L’astrologue se trouve ainsi pourvu d’une sorte de « sur-langue » qui vient se superposer aux réseaux sémantiques de sa propre langue.

         Ce qui fait d’ailleurs problème lors de la communication avec un non-astrologue en ce que l’astrologue risque de ne pas associer ses idées de la même façon que son interlocuteur. On pourrait même dire que l’astrologue en arrive ainsi à parler une langue étrangèree, ce qui ne facilite guère l’intercompréhension avec le monde non atsrologique. Or, la consultation astrologique prétend, bel et bien, à une telle intercompréhension…

D’où le risque d’un certain nombre de quiproquos qui parfois favorisent l’astrologue en ce que son client comprend autre chose que ce qu’il a voulu dire, ce qui est parfois nettement préférable et parfois empêchent son client de suivre pleinement son discours..

         La question du « langage » astrologique repose, selon nous, sur une certaine ambiguité entretenue plus ou moins consciemment : nous avons dit que tout langage est à un certain stade porteur d’un savoir, du fait des rapprochements qu’il instaure entre des signifiés que l’on pourrait considérer comme sans lien particulier. Il ne suffit pas, en effet, de parler de champ sémantique pour traiter du « savoir » véhiculé par une langue quand celui-ci n’est pas sous-tendu par une cohérence lexicale relevant d’affixes. Or, l’astrologie comporte d’une certaine façon un tel agencement permettant d’associer des notions non reliées au sein d’autres langues. Mais un tel langage n’a pas vocation particulière à être divinatoire. La manticisation d’un langage est selon nous abusive en ce qu’elle implique une dimension supra-humaine ou du moins supra-consciente, ce qui, en pratique, en revient, selon nous, à faire appel à des entités appartenant à un ‘ autre monde » et qui s’efforcent par ce biais de nous dominer et de nous aliéner en nous plaçant sous tutelle. En fait, le probléme de l’astrologie n’est pas le « quoi » mais bien le « comment » : il ne s’agit pas tant de savoir si l’astrologue dit vrai ou non mais s’il n’entre pas, du moins quand il œuvre d’une certaine manière, dans une forme de soumission menaçant à terme les conditions de progrés de l’Humanité, en tant que telle. Qu’il existe d’autres forces extra-humaines ne fait guère de doute, quelle que soit le nom qu’on leur affecte, qu’elles disposent d’autres atouts que les nôtres est fort probable, souhaite-t-tomber sous leur empire, that is the question…. L’on pense à ces zombies ou ces vampires (Dracula) qui trompent la mort mais qui sont en marge de notre monde.

 

 

10. 06. 07

 

 

 


 
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