Astro-géopolitique.  De 2001 à 2008,  le  cycle Saturne 4 Etoiles

 

par Jacques Halbronn

 

 

            Il convient bel et bien de situer les événements se produisant en Europe dans le cadre du cycle Saturne 4 **** (en abrégé Saturne****) . Les mois de Juillet-Août 2008 ne s'expliquent selon nous par la présence de Saturne au tout début du signe de la Vierge, c'est à dire après son dernier passage sur Regulus. Il faudra attendre la disjonction  pour que le processus s'estompe mais cela pourra alors  aussi menacer l'unité de l'Europe.

            On aura compris qu'il ne s'agit pas de dresser le thème de l'invasion russe dans ce qui était partie de la Georgie pour comprendre un tel phénomène qu'il faut situer dans la longue durée cyclique et non dans les méandres d'une carte du ciel intégrant un nombre mal défini de facteurs.

            On aura aussi compris que cet événement n'est nullement fortuit ou ponctuel  et en ce sens relève bel et bien du champ de l'astrologie.

            Etrangement, d'ailleurs, l'on peut comparer Août 2008 et septembre 2001, sept ans plus tôt, alors que Saturne se trouvait dans le second décan des Gémeaux, ayant dépassé de peu la précédente étoile fixe royale, Aldébaran, Saturne étant ici proche du carré à sa position antérieure.

            Evénements qui se produisent dans des lieux bien différents mais qui tous deux auront sacrément secoué les esprits tout en appartenant à des enjeux de civilisation qui ne tiennent pas à la mort d'un personnage aussi important soit-il encore que nous ne sous estimions pas-on le verra- le rôle clef de certains hommes remarquables.

            On sait ce que la destruction du World Trade Center engendra en Afghanistan et en Irak, du fait d'Alqaïda qu'il s'agissait d'écraser. Saddam Hussein en fit notamment les frais. Le problème, c'est qu'en 2001, ce sont bien les armées américaines qui ont débarqué au Moyen Orient et, bien que le parallèle puisse choquer, cela fut certainement un choc pour les populations locales.  Les USA se vengeaient avec toute leur puissance de  frappe de l'affront qui leur avait été fait à New York tout comme la Russie fait payer l'imprudence de la Géorgie qui osa envoyer ses troupes dans des régions séparatistes russophones. C'est la pénétration géorgienne qui, en fait, devrait être comparée à l'effet  Twin Towers.

            C'est dire que Saturne quand il est activé par l'une des 4 étoiles réveille la fibre impériale même s'il y a disproportion: la Russie n'entendait-elle pas mettre à bas le président de la Géorgie tout comme, sept ans, plus tôt, les USA  parvinrent à se débarrasser de Saddam Hussein.  Le rapport de forces, dans les deux, cas est dérisoire...

            Tout se passe en fait comme si les USA de Bush comprenaient les préoccupations et les motivations des Russes tout comme les Russes avaient compris, en 2001,  celles des Américains, 7 ans plus tôt, en les laissant faire.

            C'est dire que les Géorgiens auront été bien mal inspirés d'intervenir mais eux aussi n'étaient-ils pas animés d'une volonté "impériale", à leur échelle, à savoir la volonté de maîtriser  telle ou telle province de leur territoire : tout Etat n'offre-t-il pas quelque dimension impériale? On l'a vu avec l'Irak qui n'est rien moins qu'un ensemble homogène avec ses Chiites, ses Sunnites, ses Kurdes....

            Il est remarquable que sous le titre de "Le néo-impérialisme russe plane en Europe",  (Libération  12 septembre, p. 36), il ne soit pas fait  référence à 2001 mais seulement aux visées de la Russie sur l'Europe).Il est vrai que l'article est l'oeuvre d'auteurs  issus des pays Baltes.

            L'Union Européenne a réagi avec une certaine vigueur au nom de son propre impérialisme, de son OPA sur le continent européen. C'est dire que nous avons affaire à des combats de titans, entre empires, la Russie, les Etats  Unis, l'UE désireux de se partager le monde, et ayant chacun des atouts à jouer mais aussi souffrant de certains handicaps. L'UE est défiée de son côté, en effet, par l'attitude de la Russie à l'égard de la Géorgie. On entre là dans un engrenage, dans un cercle vicieux,  qui dans le passé aura mené très loin, au siècle précédent.  On notera que les enjeux énergétiques sont communs aux deux dates abordées ici : question d'oléoduc, d'approvisionnement d de l'Europe actuellement, inquiétude sur les ressources pétrolières au Moyen Orient, il y a sept ans.

            Le fait que cela tombe au moment où tant en Israël qu'aux Etats Unis, l'on traverse une période d'incertitude gouvernementale mais où la présidence de l'UE est tenue par la France, dont le président fait preuve d'un certain activisme, complique quelque peu l'analyse sur les six prochains mois....

            Voilà en tout cas qui plaide en faveur d'une astrologie du discontinu. Il n'est pas bon que l'astrologie cherche  à tout expliquer  à tout moment, tant au niveau individuel que mondial. Nous militons en faveur d'une astrologie qui fixe des rendez-vous de sept ans en sept ans en n'oubliant pas que si l'astrologie que nous défendons est reconnue, cela ne pourra que valider peu ou prou les autres méthodes, par ricochet. Il serait bon de ne pas cracher dans la soupe en passant sous silence nos travaux même si, dans le passé, nous n'avons pas toujours été très compréhensifs envers les "succès" d'André Barbault, notamment en rapport avec 1989, échéance qu'il avait annoncée dès le  début des années Cinquante, en rapport avec la conjonction Saturne-Neptune.

            Conflit, en vérité, entre l'astrologie Saturne 4 Etoiles et l'astrologie Saturne-Neptune. Dans les deux cas, Saturne est étudié du fait de sa conjonction avec un astre plus lent mais dans le système de Barbault, les étoiles fixes n'ont pas droit de cité et ce sont donc les transsaturniennes qui se substituent au plan stellaire. Ajoutons que pour Barbault, la conjonction qu'il suit se produit tous les 36 ans alors que pour nous les intervalles sont de sept ans, ce qui est nous semble-t-il plus approprié pour une science permettant de suivre le cours des événements à une échelle, cinq fois moins  grande (5x7=35),  qui n'écrase pas trop les choses de par son ampleur. Il faudrait donc attendre 36 ans après 1989 pour vérifier la prévision implicite liée à la prochaine conjonction Saturne-Neptune! On ne gouverne pas le monde à ce rythme là! Sept ans est beaucoup plus en prise sur notre perception du monde. En outre, nous avons toujours refusé de limiter notre cycle à une région donnée du globe. Pour nous, le cycle saturnien concerne tous les processus "impériaux",  à tous les niveaux et rappelons-le tout Etat offre une dimension impériale au regard des provinces qu'il englobe. Même Israël est un tout petit empire, bien loin d'être homogène!

            Précisons que pour nous, les leaders jouent un rôle déterminant car ce sont eux qui  sont porteurs de la dynamique saturnienne. Nous refusons une astrologie mondiale déconnectée par rapport aux acteurs et qui nous tomberait directement du Ciel!  Selon que dans les différents maxi-empires ou mini-empires, il y a des hommes ou des femmes d'une certaine trempe, les choses peuvent évoluer fort différemment. On a vu que pendant la dernière guerre irakienne, l'Europe a été divisée, notamment en raison de l'attitude française incarnée par Jacques Chirac. Mais .            l'intervention en Irak n'eut lieu qu'au printemps 2003, alors que la conjonction Saturne-Aldébaran était déjà sensiblement dénouée, Saturne arrivant à la fin des Gémeaux, ce qui pose d'ailleurs le problème des orbes mais il semble bien que les effets majeurs se prolongent, grosso modo,  jusqu'à la fin du signe mutable et l'entrée en signe cardinal.

            Les leaders saturniens ne sont pas légion.  Ils tendent  à s'imposer ou à se maintenir dans un domaine donné, mettant leur énergie au service du dit domaine. Tout dépend de la capacité d'une société donnée à élire en son sein un tel leader. Qu'est ce qui caractérisera un tel leader sinon sa faculté  à se mouvoir, à dépasser certains clivages de temps et d'espace, voire  certaines barrières morales?  C'est celui qui, dans tous les sens du terme, saura aller "le plus loin", qui aura "le bras le plus long",  qui devrait l'emporter.  Cela signifie braver certains tabous, surprendre les autres par ses initiatives, là où on ne l'attend pas,  et par ses alliances imprévues.

            Mais pour comprendre ce que nous exposons ici, il convient de prendre le problème à l'envers, à savoir que se passe-t-il quand soit fait défaut un leader saturnien soit que la période ne se prête pas - du fait de l'absence de conjonction appropriée - à l'ascension ou au maintien d'un tel leader? On  a vu ce qui se produisit justement en 1989-91 qui, selon nous, fut tout le contraire d'une période de conjonction saturnienne. Les empires alors se disloquent et tendent à laisser les nations qu'ils enfermaient en leur sein accéder à une certaine dose de liberté voire à l'indépendance. 

            Dans le cas de l'Union Européenne,  le risque est grand qu'elle ne trouve son unité, alors même qu'il le faudrait, au vu des circonstances. On verra ce qui se passera lors de la fin de la présidence française en janvier 2009, du fait d'institutions dont l'agenda est programmé de longue date et qui conduira au pouvoir tel autre responsable, selon les hasards de l'alphabet. On a vu, a contrario, Poutine, parvenir  à ne pas être victime d'une certaine rigidité constitutionnelle, en accédant au statut de premier ministre, du fait qu'il devait cesser d'être président,  ce qui lui permet probablement d'être, du moins pour la Russie, le right man in the right time, in the right place. Nul doute qu'une UE  dirigée trop mollement peut le payer très cher et que l'on voit un 1989 à rebours. Quant aux Etats Unis,  leur pugnacité au niveau mondial semble quelque peu entamée. On va voir arriver au pouvoir des hommes relativement neufs et dont la marge de manoeuvre sera de toute façon hypothéquée par les séquelles de 2001.

            Bien entendu, l'effet Saturne **** se manifestera à toutes sortes de niveaux, au sein des ensembles les plus variés, étant entendu que la présence ou l'absence de personnages adéquats  laissera le champ libre aux rivaux, tant dans le domaine politique, économique, social, religieux, scientifique.....et pourquoi pas astrologique.

           

 

 

 

JH

12. 09. 08

 

accueil