L'Astrologie et les  zones de turbulence.

A Jean-David Lévitte,
conseiller diplomatique et ancien condisciple du  lycée Pasteur,  
à Neuilly/Seine,  auprès  du Président Nicolas  Sarkozy

 

par  Jacques Halbronnn

 

                        En 1994, il y a  14 ans, nous avions publié dans  un supplément au Bulletin de la SAF "L'astrologie selon Saturne"  un tableau intitulé "Les sept fourchettes de 1789 à 1995' ainsi introduit:

"Nous avons sélectionné sept (en fait huit)  périodes d'environ 1 an, par le jeu de la rétrogradation, délimitées par les degrés 342° à 353° du Zodiaque depuis 1789. Nous examinerons ensuite quels événements sont survenus en France durant cette période.

 

S I  Février 1789-Janvier 1790

S II  Mars 1818-Avril 1819

SIII  Février 1848- Février 1849

S IV Mars 1877-Mars 1878

S V Janvier 1907-Janvier 1908

S VI Février  1936-Mars 1937

S VII Avril 1965 -Avril 1966

S VIII  Février 1995- Février 1996

           

                        En pratique, ces zones "poissons" sont liées à la conjonction Saturne-Fomalhaut. Mais  il convient d'étendre ces chiffres aux trois autres signes mutables, les Gémeaux, la Vierge et le Sagittaire, où se situent les conjonctions Saturne-Aldébaran, Régulus et Antarés, respectivement.

                        L'on constate qu'en 1994, nous ne nous référions pas encore aux étoiles mais l'important, somme toute, était de situer les points d'impact du cycle saturnien, puis de théoriser éventuellement sur les raisons sous-jacentes.

                        Quand nous publiâmes cet "indice", nous étions encore loin des événements de décembre 1995 qui prirent des proportions assez étonnantes avec une grève générale, au lendemain de la réélection de Jacques Chirac.

                        En 2008, nous allions connaître des sensations aussi fortes, en tant que prévisionniste, puisque l'annonce d'événements importants, en relation avec la conjonction de Saturne avec Regulus, au début de la Vierge, à 180° de Fomalhaut, allait être validée par la crise économique actuelle et l'importance de l'intervention étatique, sous la forme de nationalisations.

                        On peut donc dire que le passage de Saturne sur la zone 12°-24° que nous avions circonscrite nous aura porté bonheur.

                        Encore faut-il ajouter que ce qui fait le mérite de notre travail, c'est de nous être axé que sur une seule planète, à savoir Saturne, en contradiction avec les pratiques courantes en astrologie mondiale. Ce pas là avait été  franchi dès 1993, lors de la réédition de Clefs pour l'Astrologie. Ed. Seghers, en rapport alors avec les axes équinoxiaux et solsticiaux : nous privilégions alors- dans L'Astrologie selon Saturne - l'"approche" de Saturne de ces axes. Par la suite, nous avons opté pour une autre explication, à savoir le passage de Saturne sur les quatre étoiles fixes royales. Nous ne reviendrons pas ici sur le saut épistémologique qui nous a fait passer d'un référentiel abstrait, les axes équinoxiaux et solsticiaux à un référentiel visible depuis l'antiquité, celui des 4 étoiles fixes dites royales.

                        Depuis, nous avons encore progressé, puisque nous ne distinguons plus entre axes équinoxiaux et solsticiaux que nous avions mis  en dialectique mais que nous opposons la conjonction et la disjonction (voir la série des 25 numéros de Grande Conjonction.org, rubrique Encyclopaedia  Astrologica)

                        Reconnaissons notre dette envers la Kosmobiologie d'Ebertin qui relie systématiquement entre eux les 4 signes cardinaux, les 4 signes fixes et les 4 signes mutables comme ne faisant plus qu'un ensemble de 90° (360/4)

                        Si nous  appliquons ce découpage 12°-24° aux autres signes mutables, nous tombons, notamment, pile sur  octobre 1929 : à 24° sagittaire, ce qui correspond à la fin de notre fourchette, qu'il ne faudrait pas délimiter à 1° près - il s'agit d'une moyenne. On est là après le passage de Saturne sur Antarès à 8° sagittaire.

                        Rappelons  que le tournant de la Seconde Guerre Mondiale aura correspondu au passage de Saturne dans les Gémeaux, avec en juin 1944, et le Débarquement de Normandie,  à 27° de ce signe, après le passage de cette planète sur Aldébaran.

                        En délimitant ainsi 4 zones d'une quinzaine de degrés, nous ne couvrons que 60° sur 360°, soit un sixième de a course de Saturne et du seul Saturne, et encore en quatre segments  bien distincts. Cela ne semble pas pouvoir être dû au hasard, statistiquement parlant, ce qui ne signifie pas a contrario qu'il ne se passe rien de significatif en dehors de ces 4 zones, mais pour nous l'astrologie n'explique pas tout et notamment en phases de disjonction, un autre type de phénomène peut avoir lieu.

                        Ce qui constitue, en effet, un apport important de notre travail, tient à ce que nous nous contentons pas d'annoncer des événements  "importants" mais nous nous efforçons de profiler le type d'événement à caractère conjonctionnel en l'opposant au type d'événement à caractère disjonctionnel et en ne nous contentant pas de parler de "tension" et de "détente", selon qu'il y a conjonction ou disjonction.

                        Pour nous, la conjonction - ou plus empiriquement le passage de Saturne sur les 15° que nous avons délimités dans les 4 signes mutables- correspond à une contraction spatio-temporelle, à savoir que les distances se réduisent, tant d'un pays à l'autre que par rapport au passé. Ce qui correspond bien au climat actuel, qui voit une intensification des concertations internationales et l'ombre du Krach de 1929.  

                        En revanche, la disjonction correspond  à la multiplication du nombre des entités et des acteurs, tant au niveau des personnes que des Etats. Dès 1976, nous avions, dans la première édition de Clefs pour l'Astrologie, présenté cette dialectique cyclique d'unicité et de multiplicité, certes selon un schéma que nous avons repensé mais la dualité était déjà bien mise en évidence. Et de fait, c'est cette rythmicité qui avait enclenché notre réflexion, au début des années Soixante Dix, au vu notamment de la fin de l'empire colonial français, préfiguration de celle du bloc soviétique, à la fin des années Quatre Vingt. Cette disjonction se situe grosso modo à l'approche de Saturne des signes fixes (taureau, lion, scorpion, verseau), c'est ainsi que 342° (bas de notre fourchette) moins 45° ( semi carré, aspect de disjonction) nous emmène aux derniers degrés du Capricorne (300°) pour le haut de la fourchette et  à 285° pour le bas. La destruction du Mur de Berlin  se situe à 15° capricorne (soit 285° de longitude) Inversement le haut de la fourchette 353° + 45° donne 38°, soit 8° taureau en tropique. La disjonction se situe à  cheval sur la fin des signes cardinaux et le début des signes fixes.

                        En conclusion, notre travail échelonne sur près de 40 ans de recherche, début années soixante-dix jusqu'à ces derniers jours - est fondé d'une part sur l'observation de processus discontinus mais récurrents, que nous expliquons par un seul vecteur mobile, à savoir Saturne et sa rencontre avec des points fixes et d'autre part, sur une idée d'alternance (donc de dualité, cf. notre journée  du 14  novembre  2008) un processus de dépassement des "barrières" - selon notre expression in L'Astrologie selon Saturne   et de rétablissement des dites barrières.

                        Les récents événements nous semblent avoir entériné définitivement notre modèle (on en trouvera un exposé sous une forme non achevée dès 2000, lors du Colloque de décembre,  graphique à voir sur le site du CURA.free.fr)

                        Ce  diagramme que nous avons appelé successivement "modèle universel", "supercycle", 'indice de pression" devrait être la référence pour l'Astrologie Mondiale du XXIe siècle et faire son entrée parmi les outils incontournables de nos gouvernants qui sont les premiers à reconnaître qu'ils ont  été débordés et nullement prévenus par leurs  experts patentés  en économie et en politique..              

                        Faut-il ajouter que toute crise aboutit à un vainqueur et à un vaincu : la crise a un effet sélectif. Il y a ceux qui la surmontent plus vite que d'autres. C'est ainsi que les Etats Unis semblent mieux à même de la surmonter que l'Europe, voire consolider leur position de super-puissance aux dépends de l'Union Européenne, quitte, à terme,  à vassaliser cette dernière.(cf. l'article "Goat at your peril", de Josef Joffe, Time, daté du 20 octobre 08, p. 23). Il faudrait en Europe un leader suffisamment puissant pour progresser vers l'unification, faute de quoi, lors de la prochaine disjonction, dans 3 ans,  il faudra s'attendre à  une crise, cette fois politique, de l'UE, qui pourrait lui être fatale, et comparable à ce qui eut lieu en 1989 pour le bloc communiste.              Ajoutons que toute crise fait ressortir les facultés de certains leaders. Ainsi, Gordon Brown  sort-il valorisé  de la crise (cf l''article de  Claude Askolovitch, "Gordon Brown, le magicien ressuscité" (Le Journal du Dimanche, 12 octobre 20008, p. 2) : "C'est lui qui inspire les plans de sauvetage qui s'imposent aux dirigeants mondiaux : (...) Une méthode '"révolutionnaire" dit-il sans fausse modestie. (...) "Les temps nouveaux nécessitent de nouvelles idées (..) Les vieilles solutions d"hier ne nous seront pas utiles pour les défis d'aujourd'hui et de demain" (...) Dans la foulée, le Premier Ministre a réalisé l'inimaginable; une nationalisation partielle de la quasi totalité des banques britanniques, à hauteur de 500 milliards de livres(..) Impopulaire et contesté dans son parti, donné pour mort politiquement, Brown a retrouvé sa magic touch"..."

            Sans au moins un homme -il n'en faut pas légion - capable, dans son domaine,  d'imposer par son charisme, par sa compétence, par son ascendant - des solutions acceptées et suivies par tous,  l'on   passerait à côté du rendez-vous conjonctionnel dont la raison d'être profonde reste précisément d'unir sinon d'unifier.La crise, elle-même, contribue, à l'évidence, à favoriser l'émergence de leaders.

                       

JH

13. 10.08

 

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