Encyclopaedia Astrologica

 

 

 

 

 

La   question du repérage de  l'émission énergétique  en Astrologie

 

 

par Jacques Halbronn

 

           

            Nous entendons dans ce texte aborder la délicate question de la dialectique émetteur/récepteur en Astrologie laquelle reste déterminante au niveau de son statut scientifique/épistémologique.

            Pour beaucoup d'astrologues contemporains,  il semblerait que, dans leur esprit,  les astres nous influencent d'office parce qu'ils sont en haut et que nous sommes en bas....;un peu comme une sorte de pluie qui nous tomberait dessus sauf que nous ne nous en rendrions pas forcément compte sur le moment.... De là, la possibilité, selon leurs dires, d'une influence des transsaturniennes en dépit de l'invisibilité de la source d'émission, du moment que  nous la captons. Le récepteur n'aurait pas, selon un tel raisonnement,  besoin d'identifier le corps émetteur, quelle que soit la nature de l'émission ou de l'information.

            Nous nous portons en faux contre une telle représentation des choses: le cosmos n'agit pas, sans autre forme de procès, sur les humains. Loin de là!  D'abord, tout le cosmos, même réduit au système solaire,  ne fait pas automatiquement sens pour nous et ensuite,  nous ne sommes pas tous proprement  équipés pour capter les signaux adéquats. C'est dire que notre approche se veut doublement sélective, voire triplement comme on le verra.

            Le cosmos étant dans la continuité, toute structuration générera de la discontinuité. C'est ainsi que tout cycle relève de la discontinuité en ce qu'il implique un temps de relâchement entre deux conjonctions, temps que nous qualifions de disjonction.

            Cette structuration est le fait des hommes: elle peut  être une pure convention; une signalisation sans grande conséquence a priori, un métalangage comme on nommerait les rues d'une ville, afin de s'y retrouver mais elle peut être aussi  un marqueur du temps social qui affectera la vie des populations.  Mais dans ce cas,  l'établissement de tels marqueurs correspondant à telle configuration -et avant tout à telle conjonction, qui est le pivot de toute configuration - devra correspondre aux besoins organisationnels des sociétés engagées dans une telle opération et bien entendu à leurs connaissances du cosmos, au moment où se met en place une telle (chrono)législation du Temps.  Car ces marqueurs doivent être visibles et aisément repérables et  s'ils ne sont pas repérés, ils ne pourront avoir d'effet.

            Mais cette visibilité tend, avec le temps,  à se situer au niveau phylogénétique et non pas ontogénétique, ce dont nous nous sommes entretenu avec Jean-Pierre Nicola, en août dernier ( l'entretien sera mis en ligne prochainement). Entendons par là que notre perception des signaux va devenir progressivement, au fil des générations,  subconsciente. Cela ne signifie pas que nous allons nous mettre à capter des sources invisibles à l'oeil nu mais que notre organisme fonctionnera, comme il le fait d'ailleurs si souvent, à notre insu.

            C'est justement là que bien des confusions risquent de se glisser, d'ailleurs plus ou moins délibérément. Il y a ce que nous percevons consciemment au niveau ontogénétique, il y a ce que nous percevons inconsciemment, au niveau phylogénétique et il y a ce que nous ne percevons à aucun niveau parce que, de toute façon, nous ne sommes pas équipés ou programmés pour. Ajoutons que celui qui capte des signaux au niveau ontogénétique sans que cette réception ne soit sous-tendue au niveau phylogénétique sera nécessairement limité par son savoir acquis et non par une mémoire ancestrale. C'est ainsi que si je ne suis pas capable de repérer les configurations dans le ciel,  parce que je ne l'ai pas appris à l'école ou dans les livres, je ne saurai me brancher sur un signal, sauf celui produit par les luminaires et qui fait partie du bagage universel des terriens. Or, l'astrologie, selon nous, se situe au delà e ce plan soli-lunaire et se place au niveau saturne-étoiles fixes qui est beaucoup moins évident si l'on n'a pas été préparé à se repérer dans le monde planétaro-stellaire, octave supérieure du monde Soleil-Lune, à condition d'ailleurs que l'on place ce monde parallèle au  niveau des planètes dont la vitesse est inférieure à celle du soleil. Exit Mercure et Vénus. Les travaux de Gauquelin (cf nos récentes études sur Grande Conjonction) attesteraient  de l'existence au niveau du foetus  se préparant  à naître d'une telle faculté phylogénétique  de repérage au niveau du cours des astres. Mais comme l'a noté le statisticien français, cela ne vaudrait que pour une certaine élite socioprofessionnelle, constituant une minorité.

            Autrement dit, la plupart des êtres humains ne seraient pas aptes à capter les marqueurs de temps correspondant à des configurations bien spécifiques. Exit le thème natal pour tous!

            En revanche, ces populations seront peu ou prou affectées par le groupe de personnes sensibles  à ces marqueurs, de par un effet d'entraînement enclenché par le groupe de ceux qui sont sensibles aux dits marqueurs. Nous dirons que dans le quotidien des populations vivant au rythme du soleil et de la lune, la montée en puissance  périodique de certains personnages affectera leur existence, selon un cycle de 7 ans voire de 3 ans 1/2, si l'on prend en compte l'effet disjonction (en creux, par défaut)

            A condition, toutefois, que ces gens appartenant à la sphère soli-lunaire, et donc ne captant pas les signaux planétaro-stellaires, soient eux-mêmes capables, en temps utile, de repérer, dans la foule les individus ayant un tel potentiel. De la même façon, donc, que le saturno-stellaire devra en permanence suivre le cours des astres en vue de voir se former ou se défaire, de façon pavlovienne, la conjonction signifiante,  le soli-lunaire devra, en permanence,  scruter, consciemment mais surtout subconsciemment, les personnes qu'il croise aux fins de repérer des saturno-stellaires en vue de se connecter sur leurs énergies,le moment venu, ce qui dépendra de son acuité, laquelle peut être prise en défaut, ce qui peut le conduire à prendre certaines apparences pour la réalité, ce qui est une menace constante dans un monde où les techniques génèrent tant de faux semblants. D'où l'importance pour le soli-lunaire de se  relier avec une "locomotive" saturno-stellaire sans laquelle il risque de ne pas décoler. C'est ainsi que la plupart des carrières soli-lunaires réussies passent par des rencontres décisives avec des personnages au potentiel exceptionnel. Seuls d'ailleurs les saturno-stellaires peuvent se permettre de ne s'en remettre  qu'à eux-mêmes, étant donné qu'ils captent directement - même si c'est inconsciemment- les  signaux cosmiques fournissant, à intervalles de sept ans, une faculté de rassemblement, de regroupement,  du fait d'un certain charisme jupitérien associé à une faculté à con-vaincre (Mars) parfois très contraignante, mais pour la bonne cause.

            .Nous sommes donc là en présence de deux humanités vivant en symbiose, en synergie : l'une qui est en quête de certains profils de personnes et donc très attentifs à nouer les "bonnes" relations - on est dans l'avoir- "je suis bien coaché' -    et l'autre qui  croit davantage à son "génie" personnel et qui  cherchera avant tout à le cultiver, ce qui donne un autre type de caractère- on est dans l'être, "je suis bien inspiré"... Cette interactivité est célébrée par l'ordre des jours de la semaine:

Lune- Mars-Mercure-Jupiter-Vénus-Saturne-Soleil où l'on voit alterner  les 4 astres du groupe des rapides (Lune, Mercure, Vénus, Soleil)  et les 3 astres du groupe des lentes (Mars, Jupiter, Saturne)

            Initialement, on ne peut exclure une certaine analogie entre le féminin et le groupe Mercure-Vénus et entre le masculin et le groupe  Mars Jupiter. La faiblesse physique du premier groupe  le prédisposait à une certaine soumission au second, et jusqu'à nos jours ceux qui sont chargés du maintien de l'ordre sont censés être mieux armés que le commun des mortels. A partir du moment où la force n'est plus le monopole de l'autorité publique, que ceux qui sont censés obéir  sont  capables de se défendre voire d'attaquer les forces de l'ordre,  il y a crise de société. 

            En conclusion, nous insisterons sur le fait qu'une société qui ne sait pas identifier assez tôt ses leaders, quel que soit le domaine,  se trouvera bien démunie lorsqu'elle en aura besoin. Il lui faudra alors, en catastrophe, remplacer les  faux chefs par de vrais chefs - on l'observe lors des guerres de toutes sortes - ce qui sera source de tensions qui auraient pu être évitées.

Autrement dit, une société recrutant/élisant  mal ses cadres sera plus gravement  affectée par  certains retournements de tendance que d'autres et cela doit être pris en compte en Astrologie Mondiale. Rappelons, en effet, que l'énergie des soli-lunaires est dépendante de celle  des saturno-stellaires. A un certain stade, cette énergie s'épuise et le carrosse (re)devient citrouille!  Lorsque se forme une nouvelle conjonction, cela correspond, grosso modo, au moment où les soli-lunaires ont épuisé leurs provisions et se montrent dans leur nudité - le Roi est nu!- sinon dans leur nullité.  C'est alors qu'en désespoir de cause, les soli-lunaires se résignent à venir à Canossa et à passer sous fourches caudines de la caste saturno-stellaire en attendant de pouvoir à nouveau se passer d'elle, lors de la disjonction qui, cette fois, permet aux soli-lunaires de prendre le relais sinon leur revanche, mais toujours temporairement..

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JH

31. 10. 08

 

 

 

Commentaire de Dominique Devie

 

Cet article semble se rapporter à une théorie influentielle.

Les astres sont signes et non cause, ce qui exclut tout influence matérielle. je suis étonné que tous les astrologues en soit encore à imaginer des signaux des radiations ou je ne sais quoi.

L'astrologie est une science du temps qualifié. Le thème est une horloge symbolique. Ca fait évidemment référence à une conception du monde très particulière et qui n'a rien de scientifique. Mais c'est çà ou rien.

Même Jung a foiré. Son idée de synchronicité comme principe de relation a causale était une assez bonne approche mais il l'a détruite le jour où il a affirmé qu'il en va d'un natif comme du raisin d'une vendange, il aurait les qualités (météorologiques) de l'année qui l'a vu naître. Ca va pour le raisin mais pas pour l'astrologie. De la même manière invoquer l'influence de la lune sur les marées pour justifier l'astrologie c'est foutaise. Avec l'influence de la lune on est dans la météorologie et dans une physique. Rien à voir avec l'astrologie.

Il n'y a pas de lien matériel influentiel entre les planètes et nous. Ce qui pose le problème de la correspondance du thème quand les naissances sont provoquées. A mon avis on perd le lien.

 

Réaction de JH

En effet, l'astrologie ne se situe pas au niveau des influences de type soleil-lune. Certes, nous réagissons à des signaux mais encore faut-il être capable de les capter ne serait-ce que visuellement.  Si nous réagissons à ces signaux, c'est parce que ces signaux ont été choisis parmi mille autres possibles et que nous savons les détecter au sein de tous les autres.

 

 

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