Vivre la pression  saturnienne : la lutte entre Plutoniens et Proserpiniens.

 

 

par  Jacques Halbronn

 

           

            Plus la pression de l'indice de pression astrologique est forte et plus il exige de la part des acteurs des facultés exceptionnelles, c'est à dire un fonctionnement à plein rendement.

            Or, nombreux sont ceux dont les capacités sont  assez limitées et qui risquent fort d'être dépassés par les événements, ne sont pas capables d'en prendre toute la mesure. Ceux là devront attendre que la pression décline dans des proportions significatives pour  ne pas risquer d'être à nouveau débordées.

            Quand les enjeux sont relativement médiocres, l'on peut faire appel à quelqu'un de médiocre car ce qui distingue la médiocrité du génie c'est la rapidité cérébrale. Le médiocre ne brasse qu'une quantité d'informations pendant le même temps où un génie en aura maîtrisé dix fois plus.  Le médiocre, en un temps court, aura donc négligé tel ou tel paramètre, aura fait l'impasse dessus pour gagner du temps. Mais à quel prix?

            Quand tout s'accélère, il faut des acteurs d'élite pour être à la hauteur de la situation. D'où l'importance qu'il y a pour une société, pour une entreprise, de repérer, de recruter, suffisamment à l'avance, des personnes  capables de fonctionner dans un environnement terriblement exigeant, tout comme un pays se dote d'une armée, au cas où/.... C'est là une autre race de guerriers, d'où le triptyque Mars-Jupiter-Saturne qui caractérise le psychisme du héros saturnien au sens de l 'astrologie 4 Etoiles. Nous proposons de qualifier ce personnage de "plutonien" par opposition au personnage dépassé par la configuration, que nous qualifierons de proserpinien et qui vit au rythme non pas de Saturne mais de la combinaison Soleil-Lune, dont le rythme plus rapide est aussi beaucoup moins puissant. Au fond, il s'agit de surfer sur les puissantes vagues déclenchées par la conjonction Saturne 4 Etoiles et seul un "plutonien" en est capable (rien à voir ici avec la "planète" qui n'en est plus une de ce nom). Il est d'ailleurs intéressant que désormais l'axe Pluton-¨Proserpine ne corresponde pas à une planète à part entière du système solaire et qui plus est ne soit pas lié à des planètes hyperlointaines alors qu'elles font partie intégrante d'un  monde rapproché.

            On aura compris que le proserpinien (voir le test officiel d'identification céleste, in Grande Conjonction 26) est défavorisé par un indice trop élevé  (cf notre article sur l'Indice de pression astrologique, in Grande Conjonction 26) et vice versa le plutonien par un indice trop bas, où le ralentissement du rythme   permet à un très/ trop  grand nombre d'acteurs de s'en sortir.

            A "marée  haute", le décalage entre plutoniens et proserpiniens se creuse et ces derniers ne font pas/plus le poids. Ils sont largués et auraient intérêt à adopter un profil bas si tant est qu'ils se soient retirés à temps de certaines responsabilités.

            A "marée basse", c'est au tour des plutoniens de ne plus être en phase, d'apparaître comme gênants, encombrants du fait que leur intensité, leur puissance d'impact  ne correspond plus à la situation. Il leur est conseillé de ne pas trop s'exposer et de se mettre en veilleuse en mettant en avant des proserpiniens quitte à agir discrètement en coulisses. Les exemples abondent de ce type de chassé-croisé entre proserpiniens et plutoniens, notamment dans le domaine politique.

            Ajoutons aussitôt qu'un proserpinien peut devenir par la suite plutonien : c'est le cas d'un débutant qui, dans un premier temps, est mis en avant par un vétéran,  en mauvaise passe/phase et qui, par la suite, se révélera d'une toute autre envergure. On parlera d'un proserpinien conjoncturel pour le distinguer d'un proserpinien structurel. Inversement, il y a des plutoniens diminués qui retombent au stade proserpinien et ne se relèvent pas à la conjonction saturno-stellaire, qui se produit tous les 7 ans..

            Il n'est somme toute pas si compliqué d'identifier les plutoniens du moins en période de forte pression de l'indice. Le plutonien s'agite beaucoup, occupe le terrain tandis que les autres en sont réduits au statut de spectateur, attendant que le spectacle se termine. Ces proserpiniens ont intérêt d'ailleurs à se mettre sur la touche s'ils ne veulent pas trop  révéler leurs limites. D'ailleurs, même s'ils sont sollicités et mobilisés, à ce moment là, il serait plus sage pour les proserpiniens de s'abstenir et de passer la main car ils risquent fort, autrement, de commettre des erreurs par inadvertance, par négligence, par incapacité à se confronter efficacement  à la situation. Inversement, on l'a dit,  le plutonien, en période de basse pression,  ne devra pas trop se montrer car il n'est pas alors l'homme de la situation.

            Le problème, c'est que souvent le plutonien rechigne à devoir être sur tous les fronts à la fois. Il cherchera des collaborateurs mais c'est à ses risques et périls car il risque fort d'être déçu. De même, le proserpinien peut être tenté de  faire appel à une personnalité de premier plan mais cela ne se révélera  pas nécessairement un bon calcul.

            En conclusion, en période de forte pression, il vaut mieux laisser tout le travail à un nombre très limité, très restreint d'acteurs - d'où un certain chômage technique - tandis qu'en période de faible pression, le nombre de cadres, d'intermédiaires de tout acabit, va croître considérablement. Les sociétés doivent savoir qu'elles ont besoin d'un certain volant de manoeuvre mais que les conditions d'emploi varieront sensiblement selon les périodes. La période de basse pression exige un certain quantitatif, des équipes fournies,  et celle de haute pression du qualitatif, des hommes orchestre qui n'ont besoin de personne si ce n'est pour des taches très basiques, de type Taylor.

           

           

 

 

JH

09. 10. 08

 

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