La leçon des événements en cours au Proche Orient

 

Par Jacques Halbronn

 

           

            Nous voici donc quinze après les événements qui vinrent, parait-il, confirmer le modèle qu’André Barbault avait élaboré en 1953, à la veille de la mort de Staline (cf notre étude “Heurs et malheurs de l’astrologie mondiale” sur le site CURA.free.fr). Cette échéance est essentielle. Pourquoi?

            Parce qu’en 1988-1989, il n’y avait pas que la conjonction Saturne-Neptune qui se formait aux confins du Sagittaire et du Capricorne, il y avait aussi un semi carré de Saturne avec Antarés qui se mettait en place au tout début de 1990, autour de 24° du capricorne, ou si l’on préfère un sesqui-carré de Saturne à Aldébaran, ces deux étoiles fixes étant de tout temps opposées et formant un axe central, de 9° Gémeaux à 9° Sagittaire (en zodiaque tropique).

            Or, fin Mai 2005, où sera Saturne? A 24° Cancer! Et alors? Eh bien, le problème, pour Barbault, c’est que des événements assez comparables à ceux qui se produisirent il y a quinze ans, semblent se présenter à nous et qu’on ne voit pas que le cycle Saturne-Neptune y ait grand chose à voir. Et cela est gênant à un double titre: d’une part parce que cela tendrait à montrer que c’est tout à fait par hasard - sauf à imaginer que la prévision ait, en tant que telle, influé sur les comportements - que les événements survenus il y a quinze ans coïncidèrent avec une conjonction Saturne-Neptune et d’autre part parce que cela n’a pas lieu dans la même région du globe.

            Certains qui se croiront malins rétorqueront évidemment que si cela n’a pas lieu, en 2005, en Europe Orientale, c’est donc que cela n’a rien à voir avec le cycle étudié par André Barbault. Mais nous avons la faiblesse de ne pas nous satisfaire d’un tel argument ad hoc. En effet, ce qui s’est passé en 1989-1990 était censé vérifier le modèle cyclique de Barbault mais encore fallait-il démontrer que d’autres configurations n’étaient pas à l’oeuvre puisque l’on sait à quel point le ciel est riche en combinatoires de toutes sortes qui ne cessent de se croiser. Il y avait donc en fait deux enjeux et pas un seul : la question du cycle et la question de la localisation ou si l’on préfère la légitimité à combiner deux planètes et la légitimité à relier le dit cycle à une aire spécifique.

            Que disent aujourd’hui les journalistes. On prendra pour référence un article intitulé “Moyen Orient: les dominos vertueux de George Bush” (Tribune Juive, Avril 2005) d’Anne-Elisabeth Moutet dont nous reprendrons le chapeau introductif : “ Et si Bush avait eu raison? Elections irakiennes, “révolution du cèdre” libanaise, relance du processus de paix entre Israël et les Palestiniens, concessions inattendues des autocrates arabes, élections municipales en Arabie Saoudite, candidatures multiples aux présidentielles égyptiennes...” On trouve dans cette étude une citation (p. 22) du Druze Walid Joumblatt, principal leader de l’opposition libanaise : “Quand j’ai vu huit millions d’Irakiens aller voter, j’ai compris que c’était le début d’un nouveau monde arabe. Le peuple syrien, le peuple égyptien, tous disent aujourd’hui que quelque chose a changé pour de bon. Le Mur de Berlin est tombé”

            Force est de constater que nous assistons, toutes proportions gardées, à un phénomène fort comparable à celui qui eut lieu il y a une quinzaine d’années, soit un demi-cycle de Saturne. D’ailleurs, astronomiquement et numériquement, seul Saturne peut rendre compte d’événements ayant lieu à 15 ans d’intervalle dans le monde. Selon nous, le passage de Saturne sur cet axe 24° cancer/ 24° capricorne (soit 45° après son passage sur l’axe 9° gémeaux/ 9° sagittaire) génère des situations du même ordre dans les régions les plus diverses du monde, une fois ici, une autre fois là. L’astrologie ne peut pas le prévoir mais l’astrologue si, au vu de la situation sociopolitique au moment où la configuration significative se produit et certainement pas 15 ans et encore moins 36 ans à l’avance (comme avec la conjonction Saturne-Neptune), soit dit en passant. Et puis un cycle ne se réduit pas à la conjonction. Quel rendez-vous Barbault avait-il fixé pour valider son succès prévisionnel de 1989? D’un point de vue scientifique, il convenait d’envisager toutes les hypothèses alternatives. Ce qui reste d’important dans cette affaire, c’est que les événements de 89-90 interpellaient fortement l’astrologie mondiale mais justement parce c’est une constante qui ne se limite en aucune façon à une région du globe particulière. Et puis, le cycle Saturne-Neptune, il n’appartient évidemment à une tradition astrologique millénaire - comme le cycle Saturne- étoiles fixes voire comme le cycle Jupiter-Saturne - Neptune, découvert en 1846, n’étant pris en compte par les astrologues que depuis la fin du XIXe siècle

     

 

JH